dr martens store london Un meurtre qui secoue tout un pays

Reykjavik La b est arriv par la mer. Dans le froid de janvier, alors que les nuits islandaises semblent ne jamais vouloir finir.

Une b c ainsi que Silla Hreinsdottir d l qui a sauvagement battu sa fille, Birna Brjansdottir, avant de la jeter dans les eaux glaciales de l Nord, o elle s noy En entrevue avec La Presse dans son petit appartement de Reykjavik, la m serre sa tasse de th entre ses deux mains et fixe les innombrables photos de la jeune femme sur son mur, les yeux pleins d fait tr mal laisse t elle tomber.

Certains appellent cette affaire dossier Birna Son nom y est associ Mais je veux que l mal soit tenu loin de son nom. Elle une belle personne, qui n rien fait de mal.

C important pour moi que l mal ne soit pas associ son nom, pour prot son innocence. Silla Hreinsdottir, m de Birna Brjansdottir

L mal appartient cette b dit elle, en r au tueur. Elle regarde sans entrain les cupcakes au gla rose laiss par les amies de sa fille quelques jours plus t lorsqu sont venues c l de la disparue. ses c le chat de Birna, Dreki, s furtivement. Farouche, il refuse qu le prenne. Comme s se m des meurtre de Birna avait tous les ingr de ces polars islandais qui se vendent des millions d travers le monde ces derni ann Des de fiction qui ne se basent presque jamais sur des faits r puisque le pays de 338 000 habitants est souvent class comme l des plus s au monde, un endroit o le risque d assassin est pratiquement nul. Un pays sans arm o les policiers ne portent pas d dans la rue. Un pays qui n jamais d la guerre et o l face au Danemark a gagn sans violence.

Cette fois, l r la douleur aussi. L au complet l ressentie, et s mobilis comme jamais autour du sort d personne.

Birna Brjansdottir avait 20 ans et la vie devant elle. Elle avait essay l le travail, mais elle n pas encore d de ce qu voulait faire dans la vie. Elle tr artistique, c une maquilleuse tr dou et elle avait pens l raconte sa m jeune femme adorait les casse t les sudokus. Elle avait voyag travers le monde, aux aux Bahamas, en Norv au Danemark, en Suisse. Elle travaillait dans un magasin de v parlait un anglais parfait et adorait discuter avec les touristes qui visitaient son pays. n pas cens arriver mart Matthildur Jonsdottir, au sujet de la mort de Birna, la meilleure des meilleures amies avec elle le soir, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 janvier dernier. Elles avaient jou aux cartes dans un premier du centre de Reykjavik puis s d vers le Hurra, le club de l pour les hipsters islandais. Elle adorait danser. C une bonne soir se souvient elle aujourd est partie t Elle n pas vu Birna partir seule, pied, au petit matin, apr avoir attrap un falafel, pour rentrer chez son p en banlieue. Un trajet qu avait d fait tant de fois et que la plupart des femmes auraient fait sans crainte, dans un pays si s ne s jamais rendue destination. Elle ne s pas pr au travail le lendemain. Personne n de ses nouvelles.

Sa m a publi un appel l sur Facebook au cours de la journ de samedi. Elle est habitu rentrer la maison t et c inhabituel de ne pas pouvoir la joindre disait elle, inqui en laissant son num de t Le message a retransmis pr de 5000 fois. Les m s sont m puis la police, qui a diffus un avis de recherche.

C l que le pays s mobilis Spontan les gens ont voulu retrouver cette jeune fille, la sauver.

Les recherches ont commenc au centre ville, des citoyens ordinaires regardaient partout, les gens en parlaient sur les m sociaux raconte Gudbrandur Arnarson, porte parole de l de recherche et sauvetage islandaise, une ONG qui regroupe 4000 b rigoureusement entra travers le pays.

On regardait juste partout ! Nous cognions des portes avec sa photo pour demander si les gens avaient vu cette fille. Nous devions faire quelque chose, nous ne pouvions pas ne rien faire ! Matthildur Jonsdottir

Tout le monde a interpell pour la chercher. C toute la communaut Les gens de Reykjavik et d villes regardaient dans leur jardin, les rues, tout le monde cherchait constate Helgi Gunnlaugsson, professeur de sociologie sp du crime l d ce moment l la police traitait l comme une disparition. Des images de cam de surveillance montraient Birna marchant sur la rue principale du centre ville. un certain moment, on voyait une voiture Kia s de la jeune fille. Les cam suivantes perdaient sa trace.

Puis, dans la nuit du 16 au 17 janvier, de jeunes hommes qui participaient aux recherches ont trouv les bottes Dr. Martens de la disparue au bord de l dans le port de la petite localit de Hafnarfjordur, une quinzaine de kilom de l o on avait perdu sa trace. Des cam de surveillance dans le coin avaient aussi capt la Kia rouge.

L prenait maintenant l d acte criminel.

C tr inhabituel pour l ce n jamais arriv Les meurtres myst sont pratiquement inexistants. Nous avons des homicides, mais habituellement, ce sont des gens qui se connaissent, pas des myst explique le professeur Gunnlaugsson.

Des b sp en recherche et sauvetage sont accourus dans le port, en pleine nuit, arm de pelles et de balais. Nous avons carr pass le port la brosse dents. Nous y avons mis beaucoup d c une enqu de sc de crime se souvient Gudbrandur Arnarson.

Le public y a mis son Ils y ont mis du c La police ne dormait pas, ils ne faisaient que travailler l C la m chose avec les de recherche et le public. Grand, sec, le quinquag l s avait fait ses classes comme comptable puis enqu aux crimes Il avait fait partie de l sp qui avait envoy des banquiers en prison apr la crise financi qui avait jet l du pays terre, en 2008. Le dossier avait fait le tour du monde.

Mais il n jamais eu superviser une enqu pour meurtre. Nous n eu aucun dossier de meurtre en 2016 se souvient il. Il s jet corps et dans la qu pour retrouver Birna.

Grimur Grimsson semblait travailler 24 heures sur 24 affirme Sveinn Gudmarsson, porte parole de la garde c islandaise.

Un appel a lanc au public, de nouveau : la police demandait tout le monde de v toutes les images vid qui avaient pu enregistr sur la route le soir de la disparition, la recherche d de la Kia rouge. Plusieurs autobus, camions de livraison et commerces disposaient de syst d qui ont mis contribution. Les citoyens invit repasser les images eux m Visionner les images vid prend beaucoup de temps et pour utiliser les ressources polici de fa opportune, nous demandons l des gens pr l la police a retrac l qui avait lou la Kia rouge : Thomas Moller Olsen, un marin groenlandais de 25 ans qui travaillait sur un chalutier, le Polar Nanoq. Le bateau avait fait escale Reykjavik au cours des derniers jours, mais il d reparti en mer.

Le bateau maintenant dans la zone exclusive du Groenland, le plan d le suspect et deux autres marins qui auraient pu avec lui le soir du drame en collaboration avec la police groenlandaise. Mais la nouvelle de l du bateau dans l commen circuler sur le web. Les marins y avaient acc gr un lien satellite. Le capitaine du Polar Nanoq a d par lui m de revenir en Islande.

Pour Grimsson, il hors de question d son retour. Dans ce genre d nous voulons isoler les personnes qui ont connaissance du dossier. Nous croyions ce moment l qu y avait trois personnes bord avec de l dit il.

C tr important d le plus t possible, pour qu d de la preuve ou qu coordonnent leurs histoires. Le surintendant Grimur Grimsson

Le Polar Nanoq se trouvait toutefois au large et semblait hors d Heureusement, le chef des d pouvait compter sur les Vikings.

La police islandaise ne porte pas d mais le pays compte une unit antiterroriste d arm surnomm l viking, qui agit aussi comme unit SWAT dans les interventions haut risque.

Un h Super Puma de la garde c a emmen six membres de l en mer afin qu descendent en rappel sur le bateau pour arr les suspects et les isoler.
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